Gustave Castan (1823-1892)
Élisée Jules Gustave Castan dit Gustave Castan naît le 23 décembre 1823 à Genève, en Suisse.
Sa famille, originaire du Languedoc, est installée à Genève depuis la fin du XVIIIe siècle. Pierre Castan, son père, exerce le métier de teneur de livres (registres des comptes) à Genève. Sa mère, Élisabeth Alexandrine Rillet-Bandol, est une fille de Jacques, un pasteur.
En 1863, le 10 août, Gustave Castan se marie à Genève, avec Jeanne Caroline Martin.
En 1854, le 6 septembre, c’est la naissance de sa fille, Louise Marguerite Théodora Castan, à Genève.
En 1859, le 6 février, c’est la naissance de son fils, Maurice Gustave Castan, à Genève.
En 1892, le 28 juillet, Castan est à Crozant en compagnie de ses amis peintre Alfred Dumont et Gabriel Charles Diodati, tous les deux Suisses venus pour une campagne de peinture. Ils sont hébergés à l’auberge du village, où le drame va se produire. Gustave Castan tombe dans l’escalier, sur les dalles de pierre. Il reste inconscient. René Parâtre, jeune étudiant en médecine, ne peut que constater le décès du peintre. Il est inhumé au cimetière du village.
Formation
Gustave Castan fait ses études au Collège de Genève. Il suit les cours de littérature de l’Académie. Cependant, les annotations en marge de ses cahiers de classe révèlent clairement le chemin qu’il suit.
Il perd son père très jeune. Son développement intellectuel, nourri par une lecture assidue, influence profondément sa conception artistique.
En 1841, il est disciple de Rodolphe Toepffer.
En 1843, il entre dans l'atelier d'Alexandre Calame, alors directeur de l’école d’Architecture Paysagère de Genève.
En 1845, Calame l’emmène en voyage à Rome afin de perfectionner son éducation artistique.
En 1852, il voyage à Paris, où il rencontre Auguste Ravier, Camille Corot, et des peintres paysagistes.
Carrière
En 1855, il expose à Paris « Une matinée d’automne » achetée par Napoléon III. Ce premier grand succès encourage Castan à présenter ses œuvres chaque année au Salon, jusqu’à 1882.
Il peint la campagne française dans différentes régions. Finalement, c’est l’Indre et la Creuse qui l’attirent.
En 1857, il découvre le Berry séduit par les romans de George Sand qu’il rencontre à Gargilesse. Jusqu’au décès de l’écrivain, ils se voient souvent. De bonnes relations se sont nouées, les distractions ne manquent jamais et les soirées sont toujours des plus intéressantes et enrichissantes. Elle l’accompagne dans la Vallée de la Creuse jusqu’à Crozant. Par sympathie, il offre « Sous-bois à Gargilesse », où l’on voit George Sand assise au pied d’un arbre, peinture datée de 1874.
En 1873, la renommée du peintre lui permet de participer à l’Exposition Internationale de Vienne. Castan consacre beaucoup de temps à la défense des intérêts des artistes.
Il fait partie, dès sa fondation en 1865, de la Société Suisse des Peintres et Sculpteurs, dont il est le président.
En 1887 s'affirme l'idée d'un Art National Suisse, adossée à un crédit fédéral annuel de 100 000 francs en faveur des Beaux-arts. Gustave Castan est conservateur adjoint du Musée Historique de la ville de Genève.
Peintre - Graveur - Lithographe - Militaire - Conservateur de musée - Suisse - Paris - Gargilesse - Crozant
