Louis Cabat (1812-1893)
Par Charles Reutlinger entre 1870 et 1890 - Wikipedia
Louis Nicolas Cabat, dit Louis Cabat, naît le 6 décembre 1812 à Paris 7e et il est baptisé à l’église Saint-Jean-Saint-François. Son père, Joseph François Dieudonné Cabat, est un artisan, et sa mère, Julie Rosalie Cahouit, est la fille d’un avocat au barreau de Troyes.
En 1847, le 19 avril, il se marie à la paroisse de la Madeleine, à Paris, avec Antoinette Émilie Bazin.
En 1893, le 13 mars, il meurt à son domicile au n°1, rue de la Planche, Paris 7e. Les obsèques se déroulent dans sa paroisse de l’église Saint-Thomas-d’Aquin. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 6), Paris 14e.
Formation
Louis Cabat étudie d'abord la peinture sur porcelaine. À l’adolescence, il travaille dans plusieurs ateliers où il rencontre Jules Dupré.
Suivant sa vocation, il se livre à l'étude du paysage.
Les maîtres flamands sont ses premiers modèles.
C'est au Louvre, en copiant Jacob Van Ruysdael et Albert Cuip, et bien d’autres, qu’il se forme très rapidement. Il prend quelques cours et devient l’élève de Camille Flers.
Carrière
Avant 1829, Louis Cabat et ses jeunes compagnons peignent les bords de la Seine.
En 1830, fuyant la guerre civile et le choléra, Louis Cabat et Jules Dupré arrivent dans l’Indre.
Voici le récit qu’il fait :
« Après les lugubres journées de guerre civile et de choléra qui avait jeté la terreur dans Paris, le départ fut décidé et, en quarante heures, la diligence Laffite et Gaillard nous descendait à Tendu, village situé entre Argenton et Châteauroux, à l'auberge du Petit Saint-Jean-Baptiste, auberge de rouliers où les voyageurs étaient logés à pied et à cheval. Le prix de la pension fut réglé à trente sous par jour, le service compris?: il était fait par un ancien soldat qui avait été tambour sous Louis XV. Nous faisions trois repas par jour. Nous couchions dans des lits pour quatre qui dataient de Louis XIII. Nous prenions nos repas à la table de notre hôte et de sa famille, famille modèle comme je crois qu'il n'en existe plus chez les aubergistes. Quoique notre trésor fut en commun, la bourse était légère. Dupré tenait la caisse et écrivait la dépense ; l'addition nous étonnait toujours. Ce paisible village n'avait jamais vu de paysagistes. Les habitants n'étaient pas sans inquiétude de nous voir tourner avec nos boîtes à couleurs autour de leurs chaumières : en cette année 1832, on sortait à peine du choléra et de la guerre civile ; on parlait d'incendiaires et le bruit courait qu'on empoisonnait les fontaines pour donner le choléra aux populations. Peu s'en fallut que nous fussions victimes de leur erreur. Notre séjour à Tendu dura près de deux mois : journées remplies par le travail, par les émotions les plus pures. Heureux temps de la jeunesse. »
En 1833, Louis Cabat débute au salon comme paysagiste.
De 1844 à 1845, il est le maître d'Eugène Fromentin, qui lui rend hommage dans « Une année dans le Sahel ».
De 1845 à 1846, en homme croyant et pratiquant, il se retire au couvent des Dominicains de Chalais à Voreppe, dans l’Isère.
En 1863, Louis Cabat, Jules Dupré et Constant Troyon courent le motif, en France.
En 1867, il est élu membre de l'Académie des Beaux-arts de l'Institut de France.
De 1879 à 1884, il devient directeur de l’Académie de France à Rome, située à la villa Médicis, où il supervise les artistes français en résidence.
Décoration
En 1843, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en tant qu’artiste.
En 1855, le 14 novembre, il est promu officier de la Légion d’honneur.

Peintre - Paris - Barbizon - Tendu - Le Fay
