Maurice Leloir (1853–1940)
Maurice Leloir naît le 1er novembre 1853 à Paris dans le 11e.
Son père, Jean-Baptiste Auguste Leloir, et sa mère, Héloïse Susanne Colin, fille du peintre Alexandre Colin, sont tous deux issus d’une longue dynastie d’artistes.
En 1882, le 15 avril, il se marie avec Delphine Bourdier, à Guéret dans la Creuse.
Il décède le 7 octobre 1940, à son domicile au 21, rue Gourgaud à Paris 17e. Il est inhumé au
cimetière de Saint-Ouen en Seine Saint-Denis, le 9 octobre 1940. Il est exhumé et transféré le 8 octobre 1946 au cimetière communal de Guéret, en creuse, où il repose.
Formation
En 1872, le 19 mars, il est élève aux Beaux-arts de Paris sous N°3916. Il est dans la classe de son père, Jean-Baptiste Auguste Leloir.
Carrière
Il installe un atelier dans la maison de sa belle-famille, rue du Colonel Roudaire à Guéret. Son épouse est son modèle préféré.
Entre 1876 et 1894, il expose au Salon des Artistes Français, aux côtés des peintres de l’École de Crozant.
Il est un des présidents de la Société des Aquarellistes Français, fondée en 1878 et qui dure jusqu’en 1935.
Autour des années 1890, Maurice Leloir et ses élèves inondent le marché du livre d'images, inspirées de photographies, représentant avec exactitude les costumes et les attitudes du passé, très appréciées des bibliophiles. Illustrateur prolixe de livres, notamment pour enfants, de revues et d'éventails, il fonde la Société d'Histoire du Costume en 1907. Il lègue sa collection à la Ville de Paris, actuellement au musée Galliera.
En 1928, il crée les costumes et les décors du film « Le Masque de fer » de Douglas Fairbanks.
Décorations
En 1894, le 24 avril, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.


Peintre - Aquarelliste - Dessinateur - Graveur - Écrivain - Collectionneur d’œuvres d’art - Historien du costume - Paris
Oeuvre (source Wikipedia)
Maurice Leloir réalise quelques tableaux dont une huile sur bois, La maison Fournaise, exposée au musée Fournaise de la ville de Chatou et volée en 1999[4].
Il écrit Une femme de qualité (Joyant Manzi & Cie, Paris, 1878), une synthèse de son idéal artistique, illustrée de quatre vingt aquarelles[5].
L'artiste est aussi connu pour son Dictionnaire des costumes, publié après sa mort en 1951. Il s'agit de l'un des premiers ouvrages majeurs consacrés à la mode, avant la publication de François Boucher, Histoire du costume en Occident (1965)[3].
Sa fille, Suzanne Leloir, le représente dans son atelier sur une toile[6] conservée au musée Gallé-Juillet.
Publications (source Wikipedia)
- Bernardin de Saint-Pierre (Illustrations de Maurice Leloir), Paul et Virginie, Paris, Librairie artistique, H. Launette et Cie 1888, 29 × 28 cm, 208 p.
- Alexandre Dumas (121 et 128 dessins de Maurice Leloir gravés sur bois par Jules Huyot), Les Trois Mousquetaires, Paris, Calmann Lévy, 1894, 30 × 21 cm, 2 volumes de 502 et 473 p.
- Une femme de qualité au siècle passé, Paris, 1778, Paris : J. Boussod, Manzi, Joyant et Cie, 1899
- Alexandre Dumas (113 et 129 dessins de Maurice Leloir gravés sur bois par Jules Huyot), La dame de Monsoreau, Paris, Calmann Lévy, 1903, 30 × 21 cm, 2 volumes de 499 et 488 p.
- Georges-Gustave Toudouze (ill. Maurice Leloir), Le Roy soleil, Paris, Boivin & Cie, (réimpr. 1908, 1917, 1931) (1re éd. 1904), 92 p., 37,2 × 30,3 cm Relié pleine percaline bleue, premier plat estampé d'un décor polychrome représentant le Roy soleil, titre estampé doré en long au dos (lire en ligne [archive])
- Georges-Gustave Toudouze (Illustrations de Maurice Leloir), Le Voltigeur hollandais, Paris, Hachette 1911, réimpression : 1913, 27,8 × 18,0 cm, 264 p.
- Théodore Cahu (ill. Maurice Leloir), Richelieu, Paris, Combet et Cie, (1re éd. 1901), 84 p., 37,4 × 30,5 cm Relié pleine percaline vert lierre, premier plat estampé d'un décor polychrome représentant Richelieu
- Cinq mois à Hollywood avec Douglas Fairbanks, Paris: J. Peyronnet et Cie, 1929.
- Histoire du costume de l'Antiquité à 1914, t. VIII-XII, ouvrage publié sous la direction de Maurice Leloir, préface d'Henri Lavedan, Paris : Ernst, 1933-1949.
- Dictionnaire du costume et de ses accessoires, des armes et des étoffes: des origines à nos jours, Paris : Gründ, 1951.
- Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Maurice Leloir illustre (eaux-fortes gravées par Champollion, Teyssonieres, Milius, Ruet, etc.) une superbe édition (préfacée par Jules Claretie) en 2 volumes in-4° (sur vélin de luxe plus 48 vol. de grand luxe sur Japon) publiée par la librairie artistique H. Launette, en 1889; ces illustrations sont reprises dans une nouvelle édition à la librairie Jules Tallandier, vers 1925 (3 volumes in-8° reliés Collection « Les chefs-d'œuvre de l'esprit »).
Bibliographie (source Wikipedia)
- Georges G. Toudouze, « Maurice Leloir, peintre, historien, collectionneur », dans Maurice Leloir, Dictionnaire du costume et de ses accessoires, Paris, Gründ, 1951, p. I-XI.
- Françoise Tétart-Vittu, « La difficile création d’un musée du Costume à Paris : le rôle de ML (1853-1940), peintre collectionneur », dans Thérèse Kleindienst, Le livre et l’art : études offertes en homme à Pierre Lelièvre, Paris, Somogy, 2000, p. 433-449.
- Pascale Gorguet-Ballesteros, Marie Bonin, « Le fonds ancien du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris : nouvelles perspectives de recherche », dans Chantal Georgel (dir.), Choisir Paris : les grandes donations aux musées de la Ville de Paris, Paris, INHA, 2015.
- Maude Bass-Krueger, « Fashion Collections, Collectors, and Exhibitions in France, 1874-1900: Historical Imagination, the Spectacular Past, and the Practice of Restoration », Fashion Theory, 22/4-5, 2018, p. 405-433.
Liens vers des oeuvres :
https://www.invaluable.com/artist/leloir-maurice-8ox3d8vezk/sold-at-auction-prices/?page=2
https://www.facebook.com/profile/100066732728931/search/?q=Maurice%20Leloir


Peintre - Illustrateur - Paris - Guéret
