Mavro Mania (1883-1969)
Maria Dmitrievna Mavro-Biazi dit Mavro Mania ou Mania Mavro naît le 11 août 1883 à Odessa en Russie (Ukraine aujourd’hui).
Son père s’appelle Demetre Mavro-Biazi et sa mère, Alexandrine Cotoyannaki. Ses parents sont émigrés de Grèce. Sa famille vient de Bessarabie Moldavie ainsi qu’à Odessa en Ukraine (la Russie à l’époque).
En 1920, le 9 décembre à Paris 9e, Maria Mavro se marie avec Jean Pierre Marc Antoine Saurel, dit Jehan Testevuide ou Jean Saurel. C’est un illustrateur et un caricaturiste appartenant au mouvement de l’École de Paris.
En 1920, le 3 août, naît Jacqueline Marie-Thérèse Saurel dit Linette, à la villa Espérance, Champagne-sur-Oise dans le Val-d’Oise. Elle est reconnue par sa mère le 25 novembre 1920. Elle décède accidentellement en 1945, le 20 septembre à Sainte-Foy-la-Grande, en Gironde. Elle est inhumée au cimetière des Batignolles à Paris. Elle est licenciée en philosophie.
En 1922, son mari, Jean Saurel meurt.
En 1969, le 20 avril, à Noisy-Le-Grand dans la Seine Saint-Denis, Maria Mavro décède. Elle est inhumée au cimetière des Batignolles à Paris.
Formation & Carrière
Au tournant du XXe siècle, Odessa est un pôle artistique majeur de l'Empire russe, abritant une célèbre école d'art. C'est dans ce climat stimulant que la jeune Maria Mavro développe son coup de pinceau puissant et académique.
En 1910, pendant un voyage d’études, elle s’installe brièvement à Paris.
En 1911, elle participe au Salon des Indépendants.
En 1915, Maria Mavro participe à la 25e exposition de la TYURKh (Société des artistes d'art d'Ukraine méridionale) qui se tient à Odessa.
En 1920, elle s’installe définitivement à Paris dans le quartier Montparnasse, cité Falguière. C’est une ruche artistique.
Elle expose au Salon des Artistes Français.
En 1920 elle participe au Salon d’Automne.
À partir de 1922-23, elle participe au Salon des Tuileries.
Elle fait partie du mouvement de l’École de Paris, mais aussi de l’École de Crozant. Elle peint des portraits, des nus, des paysages de Bretagne, d’Italie, de la Corse et de la Creuse. Le critique Gustave Kahn remarque l’énergie particulière qui se dégage de ses tableaux (Publication de la "Société des Lecteurs de Francis Ponge"). Elle a notamment réalisé en 1926 un portrait pour illustrer l'ouvrage Douze petits écrits du célèbre écrivain français Francis Ponge.
La grande majorité de ses œuvres est aujourd'hui conservée dans des collections privées et des galeries en France. Son travail a été remis à l'honneur en 2002 lors de l'exposition collective Les Femmes de Montparnasse au musée du Montparnasse à Paris.
