Jeanne Juillet (1900–1983)
La peintre des fleurs et de la vallée de la Creuse
Jeanne Juillet naît le 8 mars 1900 à Badecon-le-Pin dans l’Indre.
Son père, Paul Juillet, est vigneron dans cette commune. Sa mère Élise Choppé, est née à Conflans-en-Jarnisy, en Lorraine, dans le département de la Meurthe-et-Moselle.
Elle est célibataire, et sans descendance.
En 1983, le 6 juillet, elle décède à Saint-Maur dans l’Indre et elle est inhumée au cimetière de Badecon-le-pin.
Son ancien atelier est face au cimetière.
Formation
Enfant, elle aime le dessin.
Elle est autodidacte.
Son père Paul vend le vin qu’il produit à Léon Detroy et Henri Jamet. Ces deux peintres proposent de former sa fille Jeanne, aux différentes techniques de la peinture. Elle est un des modèles de Léon Detroy.
Carrière & Expositions
Après ses études, elle devient institutrice. Mais elle démissionne de l’enseignement à 24 ans suite à des désaccords avec sa hiérarchie.
Très jeune, déjà, elle s’affirme.
C’est une féministe convaincue.
En juin 1940, Jeanne rencontre l’écrivain Pierre Mac Orlan et son épouse de passage à l’hôtel des Artistes de Gargilesse. Il est l’auteur du «?Quai des Brumes?». Ils venaient de Saint-Cyr-sur-Morin en Seine-et-Marne. Le couple reste deux mois chez leur ami le peintre Marcel Coucy, qui habite Gargilesse.
Grâce à Pierre Mac Orlan, elle accepte d’exposer à Paris, à la Galerie Raymond Duncan, à New York, à Rome, à Nice, à Biarritz et à Deauville. Elle remporte de nombreux prix.
Ses sujets de prédilection sont les fleurs et les paysages de la Creuse.
Elle est solitaire et a un caractère affirmé, ce qui l’isole.
De son vivant, son art n’est pas reconnu. Après sa mort, elle tombe vite dans l’oubli.
Peintre - Badecon-le-Pin - Gargilesse
