Jean Jové (1876-1957)
Source photographique BFM Limoges
Juan Francisco Antonio Jové, dit Jean Jové, naît le 21 janvier 1876, à Barcelone en Espagne.
Son père, Antonio Jové, est un modeste commerçant et sa mère, s’appelle Maria Blanch.
En 1896, il se marie en Espagne avec Maria Pilar Ferrer qui décède en 1909 en laissant trois enfants.
En 1912, le 25 janvier, il se remarie à Limoges avec marguerite Émilie Kammerer.
En 1957, le 4 décembre, il décède à Pau dans les Pyrénées atlantiques, à 81 ans.
Formation
Jean Jové fait son apprentissage à l’école des Beaux-arts de Barcelone.
Carrière
En 1903, il fait le voyage vers la France. En 1904, après un court passage à Paris, il s’installe avec son épouse à Épinal, dans les Vosges de 1905 à 1906.
En 1907, il vient à Châteauroux, il est photographe, dessinateur-lithographe. Il réalise des reportages pour « L’Illustration » ou Le Touring Club de France, dont il devient membre actif.
En 1908, le couple s’installe à Limoges, dans la Haute-Vienne.
Il ouvre un atelier photographique, au 26, place de la Mothe. Des documents anciens rappellent que Jové utilisait une sorte de logotype évoquant un Smiley, poussant certaines personnes à faire du photographe l'inventeur de ce type de dessins.
C’est à partir de cette époque qu’il effectue des excursions dans la Vallée de la Creuse. Infatigable, ingénieux, passionné de montagnes et de chasse, il apprécie ces randonnées dans les sentiers difficiles. Il travaille avec l’éditeur-photographe Maurice Tesson sur l’édition de cartes postales.
Décembre 1912 : création de la revue « Arts et Lettres en Limousin ». Quatre numéros sont répertoriés.
En 1913, il travaille pour la revue « L’Illustration » à l’occasion du déplacement du président Poincaré en Limousin, en Dordogne et dans le Lot.
Il édite des cartes postales.
En 1914, il souhaite s’engager comme photographe-reporter dans l’aviation, mais ce n’est pas possible, car il est de nationalité espagnole.
En 1915, il enseigne la photographie à l’École de Rééducation de Limoges pour le compte de l’Œuvre d’Assistance aux Invalides de Guerre.
En 1920, il déménage à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques avec femme et enfants. Il ouvre un magasin-atelier, rue du Maréchal Joffre. Son magasin est repris par Gaston Neyens.
En 1931, il est naturalisé Français.
Il crée son propre journal, « Pau sous l’objectif ». Il fonde le premier photo-club béarnais

Photographe - Dessinateur - Lithographe - Châteauroux - Limoges - Pau
