Constant Troyon (1810-1865)
Photographie par Nadar, vers 1854, Musée d'Orsay
Constant Troyon naît le 28 août 1810, dans une dépendance de la manufacture, à Sèvres dans la Seine-et-Oise.
Son père, Jean-Marie Troyon, est un peintre d'ornement et doreur sur porcelaine de la manufacture royale de Sèvres. Sa mère s’appelle Jeanne Pracht. Elle naît à Baygorie, en 1781. Elle est également concierge à la manufacture.
C’est à l’âge de sept ans que Constant Troyon perd son père.
En 1865, le 20 mars, il décède à son domicile, au 11, boulevard Rochechouart, à Paris 9e, d’une maladie de la moelle épinière. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.
Formation
Denis-Désiré Riocreux, dessinateur et peintre sur porcelaine, lui enseigne les bases du dessin et de la peinture sur porcelaine.
La plus ancienne de ses œuvres représente une vue de la manufacture en 1825, réalisée alors que Constant Troyon n’a que quinze ans.
Son admirable habileté à représenter les animaux l’a fait surnommer le La Fontaine de la peinture.
Carrière
La rencontre entre Constant Troyon et le cercle d’amis de Jules Dupré débute à Sèvres. Ce lieu, à la fois artisanal et artistique, favorise les échanges entre jeunes. Cette première relation marque le début d’une amitié durable et d’une collaboration artistique féconde, qui les conduit par la suite à peindre ensemble dans la région de Fontainebleau. Il s’inscrit dans le mouvement de l’École de Barbizon.
En 1833, Constant Troyon accompagne Jules Dupré au Fay, à Parnac, où ils séjournent afin de peindre de nouveaux paysages inspirés de la nature. Jules Dupré entraîne son frère Victor Dupré, Constant Troyon et Jules André, à le suivre. Constant Troyon parcourt la campagne du Bas-Berry et du Limousin.
Il expose au Salon de 1833 jusqu’en 1864.
En 1836, il expose une vue aux environs d’Argenton-sur-Creuse, puis en 1837 une vue près d’Argenton-sur-Creuse.
En 1838, il obtient une médaille de troisième classe au Salon pour une « Foire dans le Limousin ».
Le peintre Évariste Vital Luminais, enterré à Douadic dans l’Indre, est un de ses élèves.
En 1843, il peint des scènes pastorales avec Théodore Rousseau, Jules Dupré, Camille Corot et Charles-François Daubigny, s’inscrivant dans le mouvement de l’École de Barbizon.
En 1854, il obtient une commande de l'État, « Bœufs allant au labour », et « Effet de matin?», conservés au Musée d'Orsay.
Sa grande notoriété ne l’empêche pas de soutenir de jeunes artistes. Par testament, il institue un prix de paysage portant son nom à l’École des Beaux-arts, destiné à encourager chaque année un jeune artiste démuni, en lui donnant les moyens d’achever sa formation et de développer son talent.
Décorations
En 1849, le 11 septembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en qualité de peintre de paysages.

Peintre - Paris - Barbizon - Argentons-sur-Creuse - Le Fay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Constant_Troyon
https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/recherche?search=Troyon&page=1
